L’intacte Ginette

Une exploration menée par l’ESCOUADE CH’TITURBEXEUR


Découvrir son histoire mystérieuse et très protégée, c’est ce qu’on aurait préfère par dessus tout ! Mais quand le temps nous est compté, il est très difficile de briser la vérité de cette villa…

Juste après le déconfinement, l’exploration de cette demeure des années 70 était notre priorité absolue. La verrerie complète, le bar rempli et les fauteuils dépoussiérés, il était hors de question de laisser passer cette occasion avant que sa localisation ne soit dévoilée publiquement. On pensait passer des heures sur Maps à trouver son emplacement, mais un plan de drone nous a suffi pour le trouver en 30 minutes.

Comme Cooper poursuivant un drone indien dans un champ de maïs, c’est de cette manière que nous nous infiltrons dans le terrain sans alerter le voisinage. Cette première étape faite, nous préparons notre matériel avant de chercher une entrée dans la villa, chose qui s’avère très facile. C’est une fois dedans que notre excitation augmente d’un grand pas : « l’intérieur est quasiment intact ! ». D’ailleurs, cela doit être la première fois que l’on découvre autant d’objets et de mobilier en bon état. Nous prenons connaissance de chaque pièce, nous contrôlons que personne d’autre n’est présent, puis nous nous lançons dans l’exploration après une pause petit déjeuner.

Une belle table de blanc, de dorure et d’un raffiné digne d’un dressage bourgeois est installée dans la véranda. Les rayons matinales du soleil traversant le cristal des verres rend la pièce scintillante, presque théâtrale. À coté de cette pièce se trouve la cuisine, façon bistro de quartier avec ses suspensions imitant des lampes à huile. À l’inverse de la véranda, cette pièce est en pagaille totale, il est donc difficile de trouver des informations sur les occupants. Le salon et le hall ne donneront pas plus d’indice, uniquement celui de la classe sociale et des générations de la famille. Avant de continuer l’exploration à l’étage, nous nous posons sur les fauteuils rouges très confortables, mais c’est à ce moment là que les ennuies commencent…

Nous apercevons deux personnes arriver par le devant de la demeure. Par chance, il s’agit d’un duo d’urbexeur. Là où ça deviens inquiétant, c’est qu’ils ont pu alerter le voisinage en étant indiscrète, un fait qui se confirmera plus tard. Quand on commence à explorer l’étage, nous nous répartissons les tâches : une personne et moi dans les combles et la dernière pour surveiller l’autre groupe et l’extérieur. Alors qu’aucun signe d’alerte nous est lancé, un troisième duo débarque mais pas pour explorer. Des voisins se sont invités dans la cour afin de vérifier que personne ne se trouve dans la maison. Manque de chance, mon coéquipier se prend les pieds sur une poutre et émet un bruit qui fait fuir les arrivants.

Il n’y a plus une seconde à perdre, il faut prendre les dernières photos rapidement et déguerpir au plus vite. La fin de l’exploration se fait sous pression et nous n’avons pas le temps de chercher des informations supplémentaires. Cependant, de nombreux ouvrages sur des pays, des dictionnaires bilingues et un globe nous font penser que l’homme de maison voyageait beaucoup. Le bureau étant photographié, nous partons précipitamment en emmenant le second groupe par le chemin le plus discret. Une vingtaine de minutes seront écoulées entre l’alerte lancée et notre extraction réussie. Nous retiendrons qu’il ne faudra plus jamais se reposer sur ses lauriers après de nombreuses explorations sans une visite surprise.

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